Guerre dans l’Est : Les USA sanctionnent des hauts gradés de l’armée rwandaise Les États-Unis ont annoncé ce lundi 2 mars de nouvelles sanctions ciblées contre plusieurs hauts responsables de l’armée rwandaise, accusés de soutenir activement la rébellion du M23 dans l’Est de la RDC. Selon un communiqué du U.S. Department of the Treasury, ces mesures visent à soutenir les efforts de paix en RDC et à sanctionner des individus impliqués dans des activités jugées déstabilisatrices dans la région des Grands Lacs. Quatre officiers supérieurs de la Rwanda Defence Force RDF sont visés par ces sanctions. Washington leur reproche un rôle direct dans la planification, la coordination et l’exécution d’opérations militaires en appui au groupe armé M23, actif dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Mubarakh Muganga, de nationalité rwandaise, est l’actuel chef d’état-major de la défense des Forces de défense du Rwanda. Avant sa nomination en juin 2023, il était chef d’état-major de l’armée de la RDF. Durant cette période, il a joué un rôle clé dans la planification des opérations et le commandement des forces engagées dans l’Est de la RDC, selon les autorités américaines. Vincent Nyakarundi, ressortissant rwandais, est chef d’état-major de l’armée de la RDF. Il est présenté comme un haut commandant des forces terrestres rwandaises qui ont conduit des opérations militaires en appui au M23 dans l’Est de la RDC. Ruki Karusisi, major-général de nationalité rwandaise, est commandant de la cinquième division d’infanterie de la RDF. Il a auparavant dirigé la Force d’opérations spéciales, où il supervisait des opérations militaires en appui au M23. Né en 1974 à Kinshasa, il est présenté par Washington comme l’un des officiers ayant joué un rôle opérationnel clé dans le dispositif militaire rwandais à l’Est de la RDC. Stanislas Gashugi, ressortissant rwandais, a été nommé commandant de la Force d’opérations spéciales de la RDF le 15 mars 2025, en remplacement de Karusisi. Les autorités américaines estiment qu’il s’inscrit dans la continuité des opérations militaires menées en appui au M23. Concrètement, ces sanctions impliquent le gel de tout avoir éventuel détenu aux États-Unis, l’interdiction de toute transaction financière avec des entités américaines ainsi qu’un isolement financier international accru du fait de l’effet dissuasif de ces mesures sur les partenaires bancaires et économiques. Le M23 est déjà sous sanctions américaines et onusiennes. Le groupe armé est accusé de graves atteintes aux droits humains, d’avoir provoqué une crise humanitaire majeure et de s’être emparé de plusieurs territoires dans l’Est de la RDC. Washington estime que le soutien présumé de l’armée rwandaise au M23 constitue une violation flagrante des engagements régionaux en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs.








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