Modeste Bahati

Révision de la Constitution : Modeste Bahati Lukwebo estime que « le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes »


Révision de la Constitution : Modeste Bahati Lukwebo estime que « le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes » Face à la presse ce mercredi 4 février 2026, le président du Sénat, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, s’est exprimé sur le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, une question qui prend progressivement une dimension plus politique que juridique. Par cette déclaration, le sénateur a tenu à relativiser la pertinence d’une réforme constitutionnelle. « Le pays n’a pas un problème de textes, mais d’hommes », a-t-il martelé, dénonçant au passage « l’hypocrisie » et les « revirements opportunistes » de certains acteurs politiques qui, selon lui, encensaient hier encore la Constitution avant d’en souligner aujourd’hui les limites. La polémique prend une dimension particulière dans la mesure où le président de la République, Félix Tshisekedi, a lui-même évoqué la possibilité de mettre en place une commission de réflexion sur une éventuelle réforme constitutionnelle. Si le chef de l’État n’a pas formellement annoncé une révision imminente, son ouverture à ce débat contraste avec la prudence affichée par le président du Sénat. Dès lors, une interrogation s’impose : la prise de position du leader de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) marque-t-elle le début d’une prise de distance stratégique vis-à-vis d’une orientation impulsée au sommet de l’État ? À l’approche des prochaines échéances électorales, la question constitutionnelle apparaît de plus en plus comme un terrain de repositionnement politique. En se posant en défenseur de la stabilité institutionnelle et en appelant à « un débat franc » plutôt qu’à des annonces médiatiques, Modeste Bahati Lukwebo semble vouloir incarner une ligne de prudence susceptible de rassurer une opinion publique souvent méfiante à l’égard des révisions constitutionnelles sur le continent. La sortie du président du Sénat ne constitue peut-être pas encore une fronde ouverte au sein de la majorité présidentielle. Elle révèle toutefois une possible ligne de fracture au sein de l’Union sacrée de la nation. La suite dépendra moins des déclarations que de la capacité des acteurs politiques à transformer cette controverse en véritable dialogue institutionnel, plutôt qu’en un nouveau champ de bataille politique.

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