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Vital Kamerhe

Procès 100 jours : la justice se serait trompée de cibles en frappant des innocents ?

Que dire ? On voyait venir la justice. Depuis le temps des libérations provisoires accordées à Vital Kamerhe et compagnie, passant par son séjour en Europe pour des « soins de santé », jusqu’à son retour au pays et la requalification des faits à la Cour de cassation, le chemin de liberté était bien tracé pour l’ancien directeur de cabinet du président de la République.

Accusés du « détournement » de plus de 57 millions de dollars américains destinés à l’achat et la construction des maisons préfabriquées au camp militaire colonel Tshatshi, Vital Kamerhe et ses co-accusés, Sammih Jammal et Jeannot Muhima, ont été acquittés, à l’issue d’un verdict rendu le jeudi 23 juin 2022, par la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe.

Le Procès 100 jours est clos. Aussitôt la sentence prononcée, déjà les langues se délient. Troublée, l’opinion regrette ce revirement spectaculaire d’une justice qui a semblé entrer en contradiction avec elle-même. Aussi vite, elle condamne, aussi vite elle acquitte. Faut-il indexer les politiciens accusés, à tort ou à raison, de manipuler la justice ? Le peuple est-il dans la confusion par ignorance des arcanes judiciaires ? Est-ce alors la justice qui se dédit selon que les justiciables sont défendus par des avocats retors ?

Ces questionnements n’offensent personne. Ils sont présentés ici tels qu’ils sont formulés par tout Congolais ayant été sollicité, à l’époque, par la médiatisation d’un procès mettant en cause un proche et partenaire du Chef de l'État, Félix Tshisekedi. 

Cette opinion pense qu’après la justice spectacle, c’est le peuple congolais qui a été tourné en bourrique. Car, n'ayant pas compris les contours de ce procès très spectaculaire et médiatisé à outrance. 

Alors, anticipe-t-on, la justice se sera trompée de cibles en frappant des innocents. À la dernière audience tenue le 2 juin dernier à la Cour d'Appel de Kinshasa/Gombe, les avocats de Kamerhe avaient révélé l'absence d'accord entre leur client et Samih Jammal pour qu'il y ait corruption dans leurs chefs.

Pour ce conseil de Kamerhe, s'il y avait une seule personne à juger et qui serait considérée comme corrompue en son temps, c'est plutôt, l’ex Ministre de l’Agriculture et Développement Rural sous le Gouvernement Bruno Tshibala, Justin Bitakikwira. 

Quoiqu’il en soit, le préjudice causé à l’exécution du Programme des ’’100 jours’’ est un fait irréfutable, historique. Le peuple congolais ne pourra oublier la responsabilité des acteurs politiques et judiciaires dans le fiasco d’un procès voulu exemplaire. Alors, ils se souviendront de Charles C. Colton (1780-1832) : “La loi et l’équité sont deux choses que Dieu a unies, mais que l’homme a séparées’’.

Pour l'heure, on ne sait avec exactitude où sont partis des milliers de dollars du contribuable congolais, ni celui qui les a réellement détournés. 

De contradiction en contradiction, de rebondissement en rebondissement, le procès dit de « 100 jours » voulu exemplaire jette aujourd'hui le discrédit sur justice RD Congolaise. 

Domi

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