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Enquête sur le meurtre de Chérubin Okende : le Gouvernement sollicite "un appui technique" des USA


Enquête sur le meurtre de Chérubin Okende : le Gouvernement sollicite "un appui technique" des USA 

Le Gouvernement sollicite "un appui technique" à Washington dans la poursuite des enquêtes sur l'assassinat de Chérubin Okende. Le Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur, Peter Kazadi a saisi l'ambassade des USA à Kinshasa ce dimanche 23 juillet 2023.

Bien avant, Peter Kazadi avait déjà écrit à la Belgique, la France, la Monusco et la RSA. Le Gouvernement dit tenir à la transparence dans ce dossier de l'assassinat du collaborateur de Moise Katumbi. Ce dernier séjourne à Kinshasa depuis samedi 15 juillet. Il est venu faire pression pour que des enquêtes sur le meurtre de son collaborateur, Chérubin Okende, soient abouties. 

Le candidat déclaré à la présidentielle prochaine et opposant Moïse Katumbi a aussi sollicité l'implication de la Monusco à ces enquêtes.

Il a été reçu par François Grignon, le représentant spécial adjoint chargé des questions politiques, en l'absence au pays de Bintou Keita.

Mercredi, Firmin Mvonde, le procureur général près la Cour de cassation, a estimé que le garde du corps de Chérubin Okende était, à ce stade de l’enquête, « le premier suspect ». Ses déclarations ne sont pas « constantes », a précisé le magistrat, ajoutant que la balle qui a « traversé la tête » du député est bien partie de son arme, « trouvée à côté du corps ». 

Arrêté quelques heures après la découverte de la dépouille, cet homme qui, selon les confrères de MCP, est un cousin par alliance de la victime, est interrogé par les policiers, tout comme le chauffeur du député. « D’autres personnes », dont l’identité n’a pas été révélée, sont en train d’être entendues.

Une version qui ne convainc pas la famille de l’ancien ministre des transports, qui voit derrière sa mort un « assassinat politique ». 

« Aucune expertise balistique n’a encore été faite, l’autopsie n’a pas non plus été pratiquée pour déterminer les causes réelles du décès, mais le procureur général fait des déclarations à l’emporte-pièce. Ce n’est pas professionnel et cela pousse à croire qu’on veut maquiller l’assassinat », se désole un proche sous couvert d’anonymat.

MISE EN SCÈNE 

« Il y a beaucoup de manipulations, estime Olivier Kamitatu, son porte-parole. Des traces de boue séchée ont été retrouvées sur le pantalon de Chérubin Okende. D’où viennent-elles ? On a retrouvé sa ceinture de sécurité attachée. Comment est-ce possible ? Son épouse affirme qu’il ne l’attachait jamais. La position dans laquelle le corps a été découvert laisse croire qu’il y a eu une mise en scène. »

« Tout cela s’inscrit dans une logique de persécution de Moïse Katumbi et de ses collaborateurs », poursuit Olivier Kamitatu, accusant les autorités congolaises d’être derrière ce meurtre. Ces derniers mois, les difficultés se multiplient pour les proches du candidat à la présidentielle. Fin mai, l’un de ses plus proches conseillers, Salomon Idi Kalonda, a été arrêté, accusé de collusion avec des rebelles. Juste avant, Mike Mukebayi, un élu du parti, avait également été inculpé.

Ces accusations sont « indécentes », selon Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement : « On nous a tout de suite accusés. Mais à qui profite ce crime ? Nous n’en tirons aucun profit, dans un contexte où nous travaillons à rassurer la population sur la sécurité, notamment à la veille des Jeux de la Francophonie [du 28 juillet au 6 août à Kinshasa] et des élections de décembre. » Alors que Moïse Katumbi a demandé à la mission des Nations unies en RDC de « conduire les investigations », le gouvernement dit accepter que cette enquête soit internationale et promet que la Belgique enverra « au plus tôt » un expert. Mercredi, le procureur Firmin Mvonde a ajouté que des enquêteurs sud-africain et français étaient aussi « attendus ».

Député et cadre d'Ensemble pour la République, parti du candidat à la présidentielle Moïse Katumbi, Chérubin Okende a été retrouvé mort jeudi à Kinshasa dans sa voiture sur l'avenue Poids-Lourds, commune de la Gombe, à Kinshasa. Selon la justice, il serait mort de balles.

Âgé de 61 ans, Chérubin Okende avait démissionné de son poste de ministre des Transports en décembre dernier, en même temps que deux autres ministres proches de Moïse Katumbi après le retrait de leur part "Ensemble pour la République" de la coalition au pouvoir, Union sacrée pour la nation.

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